Les déportés de Hénon dans les camps de concentration (3ème et dernière partie)

Troisième et dernière victime hénonnaise des camps dont Pierre Corbin honore la mémoire : Pierre Le Hérissé.

Pierre, Marie, Antoine Le Hérissé est né le 22 mai 1922 au Pont Joret à Hénon. Célibataire et agriculteur comme tous les gars de sa classe, il est réquisitionné par le gouvernement de Vichy (sur demandes des autorités allemandes) pour aller travailler en Allemagne au sein du STO (Service du Travail Obligatoire) afin de remplacer les soldats allemands partis sur le front. Les Français qui refusaient d'intégrer le STO entraient dans la clandestinité et étaient contraints de vivre sous une fausse identité afin de ne pas être arrêté par la gendarmerie? Pierre Le Hérissé rejoint quant à lui le STO par peur de représailles contre sa famille.

Les hommes partis dans le cadre du STO étaient des travailleurs qui ne faisaient pas la guerre, ils devaient être considérés (alimentation et soins) comme n'importe quel citoyen en ces temps difficiles? Si Pierre Le Hérissé a été envoyé dans un camp de concentration, c'est, à n'en pas douter, pour des faits d'opposition à l'Allemagne nazie (refus de travailler pour l'ennemi ? Sabotage des pièces dans une usine où il travaillait ?...). La gestapo l'arrêta donc pour son attitude antinazie et il fut interné le 2 septembre 1944 au camp de sinistre réputation qu'était Dachau (libéré par les américains le 29 avril 1945). Pierre Le Hérissé décéda dans ce camp dans l'anonymat le plus complet, la date de son décès n'étant pas connue? L'on devine hélas ce qui a été fait de sa dépouille dans ce sinistre camp. Une demande de jugement déclaratif de décès a été effectuée par Pierre Klein (1) le 23 avril 2010.