Centenaire de La Grande Guerre

Nous célébrons le centenaire de la fin de la guerre 1914-1918, dite « La Grande Tuerie ». 

Voici quelques rappels 

 Le samedi 1er août 1914 : ordre de mobilisation. Le tocsin résonne à 17 h. 

Le dimanche 2 août 1914 : la mobilisation générale. Le service militaire étant de trois ans, les classes 1911, 1912 et 1913, qui sont dans les casernes, partent pour les frontières. 89 Hénonnais sont concernés. Ils sont remplacés par la première réserve : classes 1908, 1909 et 1910. Cela représente 81 Hénonnais. 

Ensuite, les plus âgés, jusque 48 ans sont appelés sous les drapeaux, soit près de 600 personnes.Les seules dispenses sont accordées aux pères de six enfants et plus, qui seront dans l’armée territoriale, évitant ainsi les premières lignes. 

149 hommes (jeunes) de Hénon sont morts en un peu plus de quatre ans. Sur le monument érigé dans le centre-bourg, des noms de famille reviennent souvent. 

Les régiments bretons n’étaient pas les seuls au front mais ils y étaient tous : le 71e régiment d’infanterie de Saint-Brieuc, le 48e de Guingamp, le 41e de Rennes, le 47e de Saint-Malo, le 70e de Vitré… Ils ont été presque anéantis dans les premières semaines. 

Pour la sanglante (et pire ?) journée du 22 août 1914, l’armée française a perdu près de 25 000 combattants. Par exemple, le 2e RIC de Brest avait un effectif de 3326 hommes au départ. Après la bataille à la frontière belge (Charleroi), ils n’étaient plus que 476. 

Combien de jeunes Hénonnais ?

Sources : archives départementales série 1R, livre « Le tocsin de la moisson » (R. Laouanan), revue « Regards sur la région de Ploeuc » (n°27), Alain Gallais

Texte écrit par Guy Cheny