Les déportés de Hénon dans les camps de concentration

Jérôme le Borgne

Cette invention diabolique des nazis lors de la dernière guerre mondiale a été créée dans le but d'exterminer le maximum de gens en un minimum de temps. Etaient principalement visés les juifs, les tziganes mais aussi les communistes et certains résistants.

Quand les bruits ont commencé à circuler sur l'existence de ces camps, personne ne voulait y croire? L'exemple de ce détenu ayant profité d'une corvée à l'extérieur du camp d'Auschwitz pour s'enfuir, et qui rentra en contact avec un réseau de résistance, afin d'alerter les autorités de l'époque sur ce qui se passait dans les « camps » est assez éloquent... Son incroyable témoignage le fit tout simplement passer pour un fou menteur ! Simone Weil, qui a été elle aussi déportée, déclarait ainsi quant à la crainte de ne pas être crue : « nous avons vécu l'indicible? Notre obsession était qu'on ne nous prenne pas pour des affabulatrices si on n'en réchappait? ». Le défunt leader cégétiste, Henri Krasuki, ami de Madame Weil, déporté à l'âge de 18 ans tenait d'ailleurs les mêmes propos?
Ayant appris dans une brochure qui comptabilisait tous les déportés des Côtes du Nord, commune par commune, qu'en face de Hénon figurait le chiffre 3. J'ai décidé avec l'aide de Vincent RUELLAN et Jean-Alain JANNIN, de retrouver trace de ces malheureux? Nous les avons tous retrouvés : Jérôme Le Borgne, Victor Andrieux et Pierre Le Hérissé (Madame Suzanne Le Borgne 87 ans, fille de Jérôme, ayant eu l'amabilité de m'envoyer tous les renseignements sur son père).